Quel étrange besoin de se sentir incontrôlée et incontrôlable, cela fait bien deux ans que je n'ai pas ressenti cela. Cette envie que l'on sait qui ne sera jamais inassouvie. Je n'appartiens plus et je ne possède plus. Angoissante révélation. Je crois que je m'en fous, de lui, d'elle, d'eux. Le genre de personne qu'on désire tellement que l'on s'en trouve désolé sans pourtant un seul jour le regretter. Mon cerveau est tout retourné et mon palpitant sur arrêt complet. Anesthésie locale.
Je suis capable de détester aussi fort que j'ai pu aimer. Jusqu'à l'oubli sidérale. Je peux même réussir à me convaincre, que c'est elle, cette personne là que je dois bannir, parce qu'elle ne m'apporte rien, d'ailleurs apporte-t-elle réellement quelques chose à quelqu'un ? Au fond je n'ai plus peur, plus peur du vide. Qui se souviendrai d'ailleurs si tu m'oubliais ? Ne t'inquiète pas je peut très bien disparaitre à nouveau, aussi vite que tu m'a fait réapparaitre.
Même si les corps qui m'entourent son chauds, je reste là impassible. Ne cédant qu'à la tentation pour de courts instants. Personne ne rentre dans ma danse. Tous m'indiffèrent. Jusqu'à leurs ingrates présences. Sous mes mains tu deviens du nucléaire, tu t'infiltre au travers de mes pores pour faire battre mon sang, c'est du cyanure qui coule dans mes veines. Nous somme un beau gâchis.
Allez un, deux, trois, tu disparaitra encore.










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